1ère chronique d'Evolving Motion (faite maison par votre batteur : Simon).
Il faut avouer que pour le cou, j'ai été l'un des protagonistes de l'histoire.... Mais j'y reviendrai plus tard. Commençons par le commencement....
Il était une fois 3 jeunes et beaux troubadours.... Et merde, j'ai dérapé.... Bref, je disais :
'14h15 : toc-toc à ma porte d'entrée : Guillaume (guitariste je vous rappel) qui venait pour la répète d'avant concert, les mises au point de dernière minute ainsi que la setlist. Sur ces entre faits, Julien pointe le bout de sa.... basse. Début de la répète, avec au programme des versions ultra-rock de certaines chansons plutôt soft à l'accoutumée : coup de c½ur, on fera ces versions le soir (c½ur screamé de ma part sur la deuxième partie du refrain, et de même par Guillaume sur la première partie, un régal ; ainsi qu'un mix d'un chanson par encore prete en guise d'intro à un autre chanson : parfaite transition ). Répétition parfaite, setlist établie.
Départ pour Granville où se fait le concert, avec à l'arrivée un changement d'emplacement, qui - du reste - nous a fait aller à autre endroit : le must pour jouer. Arrivent alors au compte goutte les membres de MSN (Make Some Noiz) : débarquement du matériel. Rencontre avec leur nouveau bassiste, leur batteur avec lequel je vais tripper toute la soirée. Tout se passe bien.
7h, arrivée de la batterie et installation ; premier choc pour moi : Tom alto vertical ('oulà.... moi je le joue horizontal....'), deux tomes basses (j'en joue un seul, mais ça me choque pas, je connais), néanmoins, un tome de 16' bien derrière, des peaux simples plis (je joue des doubles), enfin bref (je sais, si vous ne vous y connaissez pas....) un peu la panade !! Mais bon, je m'y ferai (pas le choix).
Le moment que vous attendez tous : les balances ! (quoi c'est pas ça ?) : deux-trois morceau de joués, quelques vannes aux MSN pour vanter leur fainéantise qui nous ont fait jouer une chanson supplémentaire pour la balance. Leur balance, leur nouveau batteur en jette, ça c'est sur...
Début du concert, on entame, les gens commencent à s'agglutiner, mais la plupart ne font que passer, il fait encore jour, l'ambiance n'y est pas, notre jeu non plus. Mon mal à l'aise derrière la batterie me fait faire quelques erreurs, peu décelables à l'oreille du neophyte, mais je les ressens. Intro, là il faut avouer que c'était transcendant, le morceau de basse accompagné des arpèges et d'une batterie toute en finesse, on a vraiment une belle atmosphère pour le coup. Vient ensuite Dance Of Bullets, joli morceau, on maitrise encore a peu près, jolies montées en puissance, néanmoins, par manque d'obscurité, les gens passent (on se situe dans une rue, un peu en retrait, dans l'enclave d'un magasin) mais ne s'arrêtent pas. Children of Heaven, foirage lors de la montée en puissance, on remarque, eux pas. On tente alors de faire avec le stress et de se motiver par les faibles applaudissement de la 50aine de gens alors présent. On expédie Riot, Everything, Skyzophrenia version soft. On se lâche un peu dans les ch½urs de Métropolis, on fait partager l'émotion des pauvres ères des grandes villes, perdus dans leur routine, leur métro-boulot-dodo, puis, avec cette fille vient les arpèges, moment planant, où les pauvres ch½urs s'ouvrent, mais Metroplis reste, ville inhumaine et mécanisée. Changement de registres avec The Oak Tree, une nouvelle, elle passe étonnamment bien 'comme une lettre à la poste', la rythmique simple, un refrain et des ch½urs bien maitrisés ont fait de cette chansons notre premier buzz auprès de l'audience, les pieds battent le tempo, le cercle d'auditeurs se fait autour de nous. Applaudissements. Sifflets d'encouragements : la machine est lancée. Alors à nous de faire découvrir notre univers au public : My World et ses accords diaphanes, la voix de Julien bien maitrisée, juste tout du long, poussés par cet élan, Guillaume et moi passons aux ch½urs afin de donner du corps à la chanson : un réussite. Vient Mr Happy, la chanson qui aujourd'hui nous donne des doutes, une longue intro pour mettre les gens dans l'ambiance, une refrain explosif pour briser le rythme calme et lancinant. Pari manqué, dès l'intro les gens lâchent, le refrain, bien que maitrisé par Julien, ne parvient pas à accrocher, la faute en est à mon choeur, alors faux, il faut l'avouer. Pareil pour la structure atypique de la chanson. Un peu démoralisé, on termine par D&A (Demon and Angel), résumé de cette chanson : une réussite.
Se préparent les MSN que l'on venait juste d'annoncer. Faibles applaudissements, démentis par de rapides et justes breaks du batteur Hugo, qui commence dès lors à se lâcher. La nuit tombe, l'ambiance est là : 50 personnes, vite rejoints par 50 autres. La rue est pleine, leur première partie de concert se termine par un solo de Hugo, les gens s'éclatent, lui aussi. De sa baguette il me désigne ; à nous la scène pour le VRAI SHOW (n'entendez pas par là que le leur était de moindre qualité, c'est un simple comparaison entre notre première et deuxième préstation).
Dès mon installation derrière ma batterie je montre mes 'talents', je lâche un solo en réponse à celui de Hugo (Julien et Guillaume s'installent). Nous voilà repartit, mais cette fois-ci, Evolving Motion allait conter une toute autre histoire.... Introduction : les gens s'envolent avec la mélodie, les notes dansent et virevoltent jusqu'au bout de la rue, où elles se propagent par ces couloirs fait d'appartements et de magasins, de flâneurs et de badauds tous réunis par leur curiosité musicale. On allait leur en combler les oreilles, d'originalité musicale. Julien parle avec le public, le contact se fait, les gens se font de nouveau attentifs. Bring The Dead Back Home est entamée, les doigts de Guillaume glissent sur la guitare, refrains, puis couplets, tous se succèdent avec entrain et rythme. La magie est créée. Plus que de simples applaudissements, les ovations se font, succédant aux morceaux ; si chaque chanson est une histoire, alors on en aura comté de bien belles pendant cette soirée. Mélodies et ch½urs se font et se défont , de même qu'alternes chants et guitares, et que se fondent ensemble le groupe et le public. Dance of Bullets, Heaven's Plane, Children of Heaven, Riot et Everything, Skyzophrenia, Metropolis, The Oak Tree, My Worlds, D&A, et enfin pour finir en apothéose X qui est LA chanson de fin, où nous libérames : double pédale, rythmique déjantée, et chants plus qu'énergiques firent de cette chanson une totale explosion de sons et de couleurs musicales. Cela mit un point final à notre prestation, et à un concert des plus mémorable.
MSN finit la soirée, avec brio, je crois pouvoir l'avouer. Au terme de leur show, Hugo et moi fîmes un solo (à deux sur une batterie) pour clore cette soirée, et remplir les oreilles des spectateurs de sons et de rythmes, ainsi que d'images que nous avons espéré rendre mémorable.'
Se closent ici les 1ères Chroniques d'Evolving Motion.
Musicalement votre,
Simon

